Qu’est-ce qu’un produit de terroir ?

Au fil des siècles, la définition du « terroir » a évolué, à partir de l’unité sociale villageoise au Moyen Âge, des provinces, des zones rurales et des territoires au sens large jusqu’au XVIIIe siècle. Chez les gourmets du pays, cette référence a exercé un imaginaire collectif, particulièrement riche, depuis la poule au pot d’Henri IV, et ce n’est malheureusement pas toujours l’expression fidèle du strict respect des traditions culinaires saines.

L’engouement du terroir

Depuis la décentralisation du pouvoir administratif régional dans les années 1980, la notion de terroir est revenue en force dans l’alimentation. Par rapport à la vie urbaine, cette terre attire des gens de la ville qui manquent de leurs racines. Ainsi, depuis une quinzaine d’années, l’essor des produits du terroir s’est accompagné de celui des spécialités culinaires à la ferme, de l’hôtellerie de campagne et du tourisme vert. Les opérations de vente d’artisans producteurs, d’agriculteurs et de petites entreprises se sont développées, puis de grandes chaînes de distribution comme Casino ou Leclerc, et des chaînes de restaurants comme Campanile ont pris le relais. On peut, désormais, trouver partout des produits régionaux abordables. Heureusement, la situation sociale a également changé ; la production tient compte de la pénibilité de la tâche et de l’adaptabilité du rythme de travail à la production. Bref, la fabrication « grand-mère » n’est plus un moyen de vendre des produits de qualité, y compris des produits du terroir. Ainsi, le célèbre Camembert au lait cru Fei Mo est produit de manière entièrement mécanisée, et 20 000 fromages peuvent être produits chaque jour. ce site spécialisé vous permet d’obtenir beaucoup plus d’informations sur le produit terroir.

Appellation d’Origine Contrôlée et terroir

Au niveau de la labellisation, la notion de « terroir » est garantie par le logo « AOC ou Appellation d’Origine Contrôlée ». Le concept a été créé en 1935 pour garantir la qualité du vin par rapport aux produits importés de mauvaise qualité. Depuis 1990, le concept a été étendu aux produits laitiers et autres produits agricoles. C’est ainsi devenu un produit « local », garanti par l’acronyme AOC, poulet de Bress « élevage en plein air », voire camembert et lait cru « louche », ainsi que le miel corse ou les pommes de terre. Par conséquent, la première mention de l’AOC est le certificat d’origine. De plus, il peut, également, prouver la haute qualité. D’autres labels peuvent garantir que la notion de terroir n’est pas impliquée. Enfin, la fabrication de produit du terroir doit évidemment respecter les mêmes règles sanitaires que les autres produits régionaux, mais elle fait, aussi, face à des contraintes économiques afin de maintenir des prix abordables et une distribution la plus large possible. Pour fabriquer des produits à des prix raisonnables, la fabrication doit, généralement, changer d’échelle. Sans modernisation, il est impossible d’exiger la qualité, la sécurité alimentaire et les spécialités culinaires à un prix modéré.

Réalités et mythes et du terroir

La méfiance des consommateurs vis-à-vis des aliments industrialisés repose sur les problèmes de sécurité alimentaire liés à la crise récente d’une part, et les problèmes d’identité des produits d’autre part. Les consommateurs qui ont de plus en plus besoin de “savoir ce qu’ils mangent” recherchent des aliments “authentiques”, “naturels”, “authentiques”, “traditionnels” et “comme autrefois”, qui couvrent toute la région. Une expression rassurante des produits régionaux. Une étude réalisée en 1995 auprès de 1 000 consommateurs a montré qu’outre le plaisir et la joie, les produits du terroir ont, aussi, des connotations très émotionnelles, mêlant tradition et idéalisation du passé. L’idéalisation du passé. Cependant, il n’y a aucune preuve que les produits du passé, du passé vague, soient meilleurs que ceux d’aujourd’hui. Les « bons aliments naturels » du passé n’étaient souvent ni bons ni naturels pour la plupart des gens. Les histoires des siècles passés ont évoqué des aliments frelatés très courants, comme le café et ses substituts à base d’orge, la farine de blé mélangée à de la farine d’os moulu, du gypse ou du bicarbonate de soude, parfois jusqu’à 50 % de lait humide ou de vaches Huile ou potasse allongée les vins à base de betterave, colorés chimiquement et enrichis en acide sulfurique ne font pas exception.